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 contes et légendes amérindiens

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flora
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MessageSujet: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:05

vous aimez les contes amérindiens ??? je vais essayer de vous en trouver - voici déjà un lien

http://surledosdelatortue.free.fr/07ARTICL.htm

bonne lecture !!!
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:10

comment l'arc fut inventé - abenaki

Un chasseur était parti un jour à la recherche de gibier. Tout d'un coup, un gros ours noir sort d'un buisson.

Le chasseur n'avait que sa lance et son couteau pour se défendre.

« Awassos », dit le chasseur, « je ne suis pas venu ici pour te faire du mal, je te laisse en paix ».

Mais l'ours, Awassos, avait autre chose en tête et avance en direction du chasseur. Celui-ci, craignant pour sa vie, s'éloigne. L'ours savait qu'il était plus fort que le chasseur et se lance à sa poursuite.

Pour se protéger, le chasseur s'enfuie en courant, avec la pointe de sa lance orientée vers l'arrière.

Apercevant un bosquet très dense, il s'y enfonce en espérant que les branches ralentiront l'ours.

C'est alors que le chasseur se rend compte que sa lance s'est prise dans un lierre.

En tentant désespérément de dégager sa lance, le chasseur tire dessus de toutes ses forces.

Puis, soudain, alors que l'ours allait le rattraper, le chasseur échappe sa lance qui vole en direction de l'ours.

Le lierre avait servi à propulser la lance.

À la grande surprise du chasseur, la lance s'enfonce dans la poitrine de l'animal, lui infligeant une blessure mortelle.

« Iahi ! », s'exclame le chasseur.

« Wliwni, Kchi Niwaskw ! »

« Merci, Grand Esprit, de m'avoir sauvé la vie, de m'avoir fourni de la nourriture et des vêtements pour ma famille. »

C'est en remerciant le Grand Esprit que le chasseur se rend compte qu'il pouvait fabriquer une nouvelle arme.

« Enni ! », s'enthousiasme le chasseur.

Plutôt que de se servir d'un arbre, il pourrait dorénavant employer une branche d'arbre et à la place de lierre, il pourrait se servir d'une corde fabriquée avec de l'asclépiade.

Le chasseur remercia le Grand Esprit de lui avoir procuré ce nouvel outil de chasse.

Et c'est ainsi que l'arc et la flèche ont été créés !
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:14

comment les papillons apprirent à voler


Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n'illuminait les jours de printemps et d'été de leurs ailes portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.

Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté.

En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures.

Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l'âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu'elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors.

Dans sa vision, d'étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent.

Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu'au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel.

Tandis qu'elle avançait en âge, Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu'elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari.

Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants.

Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu'elle pouvait aider.

Mais l'effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l'épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d'elle quand elle s'asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille.


Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service.

"Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t'assistant grâce aux couleurs de l'arc en ciel que nous portons sur le corps.

A présent que tu vas passer au monde de l'esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.

Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu'ils verraient.

Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d'être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ?"

Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel promit d'essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.

Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu'il avait fait. Quand il toucha doucement Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit.

Pendant qu'il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu'il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle qui tisse dans l'air des arcs en ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l'emporta.

Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on s'apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait :

"Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l'esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m'attend. Pose-moi à présent."

L'homme fit ce que le reptile lui avait dit et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l'homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l'amour qu'il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

"Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s'est totalement réalisée, et ceux que j'aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté de coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai."

Quand l'homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s'en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant près de la tombe.

En quelques minutes un autre papillon d'égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l'air et leur vie de leur beauté.
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:26

Un homme dit à son fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

- "Laisse-moi te raconter une histoire...

Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret.

Mais la haine t'épuise et ne blesse pas ton ennemi.
C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure.
J'ai souvent combattu ces sentiments."

Il continua :"C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi ; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste.
Mais l'autre loup, ahhhh...!
Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison.
Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

Le garçon regarda attentivement son père dans les yeux et demanda : "Lequel des deux loups l'emporte, papa ?"

Le père sourit et répondit doucement :
- "Celui que je nourris."





L'amour véritable est l'unique voie de l'ascension qui est enseignée par tous les maîtres. Il est temps d'éveiller les consciences, d'oeuvrer avec discernement et de diffuser ce message afin que l'éveil ne soit pas un réveil brutal, en vous remerciant de mentionner www.lousonna.ch/999 »
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:30

L'enfant perdu
(Conte amérindien)



************


- Quel malheur que le monde soit si grand alors que nous sommes si petits, dit
l'un des sages du village d'Odanak aux jeunes Amérindiens réunis autour du feu.
C'est toujours ainsi, on ignore pourquoi, qu'il commençait ses contes.
Autrefois, avant que l'on pende des fils de téléphone au sommet des arbres, ce
vieux-là était guérisseur. Il soignait au nom du manitou des Abénakis, qui
protégeait son peuple. À présent, c'est le médecin qui soigne, et au nom de la
Régie de l'assurance maladie. Ça coûte plus cher et on meurt quand même.
Ce vieux sage racontait une histoire survenue il y a longtemps, si longtemps
que, sur les rives de la grande « rivière-qui-marche », les Français ne
s'étaient pas encore installés. Les arbres ne faisaient de l'ombre qu'aux
chasseurs autochtones à l'affût des carcajous, des orignaux, des lynx, ou
pêchant, sur les lacs, la ouananiche et le maskinongé.
Cette histoire ancienne était celle d'une famille d'Abénakis, le père, la mère
et un jeune enfant de quatre ou cinq ans, qui descendait lentement une mince
rivière sinueuse s'étirant entre des montagnes naines. L'automne débutait à
peine. Les érables commençaient à rougir. Sur la rivière aux eaux noires se
reflétaient les courtes montagnes environnantes. On entendait parfois le cri
d'un huard ou les battements d'ailes de quelque balbuzard
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Sam 4 Aoû - 16:33

L'enfant perdu
(Conte amérindien)



************


- Quel malheur que le monde soit si grand alors que nous sommes si petits, dit
l'un des sages du village d'Odanak aux jeunes Amérindiens réunis autour du feu.
C'est toujours ainsi, on ignore pourquoi, qu'il commençait ses contes.
Autrefois, avant que l'on pende des fils de téléphone au sommet des arbres, ce
vieux-là était guérisseur. Il soignait au nom du manitou des Abénakis, qui
protégeait son peuple. À présent, c'est le médecin qui soigne, et au nom de la
Régie de l'assurance maladie. Ça coûte plus cher et on meurt quand même.
Ce vieux sage racontait une histoire survenue il y a longtemps, si longtemps
que, sur les rives de la grande « rivière-qui-marche », les Français ne
s'étaient pas encore installés. Les arbres ne faisaient de l'ombre qu'aux
chasseurs autochtones à l'affût des carcajous, des orignaux, des lynx, ou
pêchant, sur les lacs, la ouananiche et le maskinongé.
Cette histoire ancienne était celle d'une famille d'Abénakis, le père, la mère
et un jeune enfant de quatre ou cinq ans, qui descendait lentement une mince
rivière sinueuse s'étirant entre des montagnes naines. L'automne débutait à
peine. Les érables commençaient à rougir. Sur la rivière aux eaux noires se
reflétaient les courtes montagnes environnantes. On entendait parfois le cri
d'un huard ou les battements d'ailes de quelque balbuzard occupé à pêcher.
Soudain, la rivière s'accéléra et le courant devint tel que le père, habile
canotier, fit aborder l'embarcation d'écorce. C'était trop périlleux de
poursuivre ainsi. Pour franchir la série de rapides, il faudrait portager. Là,
aidé de sa femme, l'Abénakis déchargea le canot et le portage commença. La
famille avançait, comme il convient de dire, à la file indienne, difficilement,
avec les bagages et le canot sur les épaules. Les bibites les piquaient sans
merci et leur mangeaient le derrière des oreilles ; les branches d'épinettes,
elles, écorchaient leurs jarrets. Derrière eux, indifférent à l'effort car il ne
portait rien, le petit enfant suivait du regard les papillons et courait après
les ombres fugitives des oiseaux. Attiré par les cris d'une perdrix sous un
bosquet, le jeune laissa quelques minutes ses parents attraper l'animal. La
perdrix s'envola, l'enfant la poursuivit vainement. Quand il voulu reprendre le
sentier, il ne le trouva point. Il eut peur. Il s'était écarté.
Les parents ne s'étaient pas aperçus immédiatement de la disparition de leur
enfant. Ils avaient eu trop à faire avec le portage. Lorsqu'ils comprirent que
la fatalité s'était abattue sur eux, ils abandonnèrent canot et bagages pour
courir à la recherche du petit garçon.
Ils criaient et criaient ! Mais ils fatiguaient en vain l'écho des montagnes. Le
petit garçon, qu'un autre sentier avait conduit derrière une colline de
bouleaux, ne pouvait plus les entendre !
Les parents cherchaient et cherchaient ! Mais ils fatiguaient en vain le cuir de
leurs mocassins. Le petit garçon ne se trouvait pas ! Il avait été avalé par le
sentier aux herbes écartantes.
La tristesse rend aveugle. Les parents, fort attristés, n'aperçurent pas une
coulée, un bref ravin, qui se trouvait devant eux, si bien qu'ils y tombèrent en
criant dans le soir le nom de leur petit garçon.
La nuit, elle, tomba sans bruit, comme une plume sur un lac.
Deux chasseurs abénakis, à l'aube, découvrirent les parents. La mère était morte
et le père, lui, très grièvement blessé. Il put néanmoins trouver des forces
pour expliquer aux chasseurs que son petit garçon avait disparu dans la forêt.
Les braves Abénakis promirent au père mourant de tout mettre en oeuvre pour
retrouver l'enfant et, sur cet espoir, le père expira. Selon la coutume, on
enveloppa chaque corps dans une grosse écorce d'arbre qu'on installa ensuite sur
quatre poteaux. Arcs, flèches, quelques épis de maïs suspendus au poteau le plus
au nord, pour éloigner les mauvais esprits, voilà comment s'élevaient jadis les
cimetières sauvages dans la forêt canadienne.
Après la cérémonie, tout le village des Abénakis se mit à la recherche de
l'enfant. On chercha l'hiver durant, mais il demeurait introuvable.
- Peut-être, suggéra un vieux du village, que l'enfant a été emporté par le
windigo...
Il n'en était rien. Le petit garçon, qui pleurait et se désespérait au terme
d'une effrayante nuit solitaire dans les bois, avait été retrouvé par une
famille d'ours : un gros ours et sa femme, bien chagrinés de ne point avoir
d'enfant, et bien heureux d'en trouver un. C'est pourquoi ils avaient décidé de
l'adopter.
Ils avaient pris soin de lui tout l'hiver comme si le petit garçon eût été leur
propre progéniture. Au printemps, ils lui avaient montré comment chasser le
saumon des rivières, ouvrir les ruches pour s'empiffrer de miel, cueillir les
bleuets, éviter les pièges.
Quand les Abénakis allaient dans la forêt pour appeler le petit garçon, les ours
chantaient pour éteindre les cris afin que l'enfant n'entendît pas, car ils
l'avaient pris en affection et voulaient le garder avec eux pour toujours.

Mais un chasseur ayant plus de détermination que les autres s'entêta de le
retrouver.
- Foi de chasseur, je saurai bien le débusquer, moi, ce petit garçon !
Le vent emporta avec lui les paroles de l'Amérindien pour les répéter au gros
ours. Afin d'éviter que le chasseur n'arrivât jusqu'à leur tanière, l'ours avait
mis sur le chemin du chasseur un castor, un porc-épic et une perdrix.
- De cette sorte, dit le gros ours à sa femme, le chasseur Abénakis sera
distrait et ne songera pas à nous enlever notre enfant.
Cependant, ce chasseur avait reçu en héritage la matoiserie du renard, un jour
qu'il en avait libéré un d'un piège qui ne lui était pas destiné. Il flaira donc
l'astuce et ne daigna pas tuer ces animaux pour s'en nourrir. Vif comme
l'éclair, il parvint à la maison des ours. L'Abénakis savait que pour trouver la
tanière d'un ours, il suffisait de se placer sur une hauteur et de surveiller
les endroits où la vapeur s'échappait du sol. Là se trouvait à coup sûr le
repaire de l'ours.
Et il avait vu juste ! La respiration des bêtes formait une vapeur qui filtrait
du sol. Le gros ours flaira le chasseur et sortit de la tanière. L'Amérindien se
mit alors en position, banda son arc, ajusta l'animal et laissa partir une
flèche qui alla se ficher juste dans le cou de la bête. L'ours tomba raide mort.
La femme de l'ours sortit à ce moment et, voyant le cadavre de son mari, elle
s'élança férocement vers le chasseur. Il eut peur de se voir ainsi chargé. La
flèche qu'il avait destinée à la femelle glissa entre ses doigts ! Puisqu'elle
fonçait inexorablement sur lui, il faudrait lutter corps à corps avec l'animal,
un tomahawk pour seule arme !
Le chasseur fut enseveli sous une montagne de poils noirs. Il y eut des
hurlements et une grande confusion puis... l'animal lança un cri rauque. Dans la
bataille, l'ourse s'était accidentellement empalée sur une haute souche
d'épinette. Se dégageant de la carcasse de l'animal, le chasseur, ensanglanté et
tremblant, se dirigea à pas lents vers la tanière d'où provenaient des
lamentations humaines. C'était le petit garçon, l'enfant perdu, qui pleurait ses
parents adoptifs !
- Tu as tué mes parents-ours ! Tu as tué mes parents-ours, dit-il en gémissant.
Son petit corps était parcouru d'un frisson glacial qui le secouait violemment
et, s'arrachant les cheveux en hurlant, l'enfant se précipita hors de la tanière
pour embrasser les chairs mortes des deux bêtes.

Le chasseur Abénakis, de son côté, sanguinolent, tout magané, ne savait plus que
penser. Imaginez donc ! Se faire bardasser par ours, voilà qui déplume !
Il se dirigea vers l'enfant qui serrait contre son petit corps son gros
papa-ours. L'ours eut à ce moment un sursaut de vie. Il murmura au petit garçon,
dans la langue des ours :
- Je te laisse en héritage mes dons de chasseur. Puisses-tu en faire bon usage.
Enfin, le gros ours s'endormit pour toujours.
Quand le chasseur et le petit garçon rentrèrent le lendemain au village des
Amérindiens, on fit un pow-wow pour célébrer leur retour. L'enfant cependant ne
se réjouissait pas. Il ne participa point à cette petite fête, non plus qu'à
toutes celles qui suivirent le passage des saisons nombreuses. Il resta
solitaire, songeur, colérique, différent des autres au point qu'on le surnomma
Ours-grognon. Car il faut dire qu'à l'âge de l'adolescence, il commença à
devenir un ours. C'était normal, l'ours en mourant lui avait fait cet héritage !
Une fourrure lui recouvrait la poitrine, ses ongles, d'abord cassant et rêches,
devinrent acérés et luisants, des dents, proéminentes et tranchantes, se
devinaient derrière ses grosses lèvres. Quand il marchait, ses épaules se
dandinaient à la manière de l'ours noir ; lorsqu'on l'appelait, il tournait
lentement la tête, comme les ours en ont l'habitude.
Avec les années, sa force devint colossale. Il pouvait à lui seul porter sur son
dos un canot d'écorce sans même qu'on le vidât de son contenu. Pour pêcher, il
allait simplement au bord des rivières et, d'un coup de sa grosse main velue, il
attrapait une pleine poignée de poissons. Il savait courir dans la forêt et
grimper aux arbres comme un ours. Les piqûres de maringouins et de
mouches-à-chevreuil n'entamaient pas sa peau. Il savait supporter les plus
grands froids. En hiver, il pouvait dormir durant deux mois de suite sans se
réveiller ! Et avec quels ronflements ! Parfois, l'été, on le voyait en aparté
avec des oursons. Comme il connaissait la langue des ours, il s'entretenait avec
eux de longues et intéressantes histoires oursonnes. Ses dons particuliers
avaient fait de lui le plus grand chasseur du village, car il pouvait flairer à
distance les proies bien avant qu'on ne les vît, et les traquer sans relâche,
sur la terre ou sur les eaux.
L'homme-ours, un jour, se fit vieux comme le sage d'Odanak qui raconte cette
histoire aux enfants sauvages, au coin du feu. Pareil aux animaux des bois quand
ils sentent l'heure de s'étendre pour ne plus jamais se relever, l'homme-ours
s'en alla dans la forêt profonde retrouver la tanière où ses parents adoptifs
l'avaient élevé. Il y entra et on ne le revit plus.
Aujourd'hui, à Odanak, le vieux sage du village soutient avec conviction que cet
homme-ours était un esprit bénéfique que le manitou des Abénakis leur avait
envoyé, eux qui forment une nation juste et bonne, pour toujours amie des ours.
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Jeu 9 Aoû - 0:20

COMMENT COYOTE APPORTA LE FEU - CONTE AMÉRINDIEN

l y a bien longtemps, le Peuple des Animaux n'avait pas de feu. Jour et nuit, ils s'entassaient dans leur gîte, dans l'obscurité et mangeaient leur nourriture crue. En hiver, ils avaient si froid que du givre recouvrait leur fourrure.
Oh ! ils étaient bien misérables !

Mais un jour, le très vieux et sage Coyote réunit tout le monde.
- Nous avons tous entendu parler du feu, dit-il, mais ce feu est très loin en amont de la rivière… au bout du monde... Il est gardé par les Sœurs-aux-Vestes-Jaunes qui habitent le sommet d'une montagne enneigée. Elles sont mauvaises et ne veulent pas le partager... Mais écoutez tous ! Si nous nous aidons, si nous nous serrons les coudes, nous pourrons alors voler ce feu.
Des murmures de crainte au sujet des Sœurs-aux-Vestes-Jaunes, fusèrent de toutes parts dans l'assemblée - mais tout redevint calme lorsque Coyote leur exposa son plan.
Une fois ceci fait, il s'en alla.

Grand-père Coyote escalada lentement et patiemment la montagne du bout du monde. Quand enfin, il arriva à la maison des trois Sœurs-aux-Vestes-Jaunes, il aperçut de la fumée qui sortait du conduit de cheminée. Coyote regarda à l'intérieur et vit, assises autour du feu, les trois vieilles sœurs.
Coyote leur dit alors sur le ton le plus amical qui soit :
- Si vous me laissez entrer, je vous rendrai belles.
Suspicieuses, les trois sœurs rapprochèrent leur tête et répondirent :
- Entre… mais surtout… pas de mauvais tours, hein ? !.
Le vieil homme-coyote s'assit alors avec elles près du feu et prit entre ses doigts de pied un gros morceau d'écorce de chêne qu'il tint dans les flammes. Lorsque ce dernier fut transformé en charbon, il s'en servit pour dessiner sur le visage et le corps jaunes des trois sœurs, des rayures noires qui les embellirent.
- Maintenant, dit-il, si vous fermez les yeux, je vous ferai belles à jamais.
C'était là, la chance que Coyote devait saisir !… Dès que les Sœurs-aux-Vestes-Jaunes fermèrent leur yeux, il prit entre ses dents une braise de chêne, et aussi silencieux que la lune dans le ciel, se faufila au dehors.
Il dévala la montagne en courant, aussi rapide que le vent. Lorsque les trois sœurs s'aperçurent que Coyote les avait trompées, elle hurlèrent comme des folles - et comme elles aussi, volaient comme le vent et elles ne mirent pas longtemps pour rattraper Coyote. Elles étaient presque sur lui, lorsque Coyote trébucha et roula comme une boule de neige, atterrissant avec fracas au pied d'Aigle.
Attrapant la braise avec ses serres, Aigle étendit ses ailes et s'envola dans le ciel. Bien que l'aigle fut rapide, les Sœurs-aux-Vestes-Jaunes ne tardèrent pas à le rejoindre. Aigle soudainement, laissa alors tomber la braise. Au-dessous de lui, Lion des Montagnes la ramassa avec ses longues dents et bondit dans la neige. Toujours aussi furieuses, les trois sœurs se lancèrent à sa poursuite.
Elles étaient à deux doigts d'attraper Lion des Montagnes lorsque que Renard, surgissant de nulle part, s'empara de la braise enflammée et s'échappa à travers les cèdres et les pins géants. Le renard courut et courut encore jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus ; il était si essoufflé que sa respiration créait des nuages qui trahissaient sa piste. Très vite, les trois sœurs descendirent en piqué vers lui - mais au dernier moment, Ours apparut, s'empara du feu et s'élança parmi les ronces.
L'ours aussi était très rapide - mais les Sœurs-aux-Vestes-Jaunes ne l'étaient pas moins et l'ours finit lui-aussi par tomber d'épuisement. Juste à cet instant, Long-Ver-de-Terre prit le feu et s'en allant, étirant son corps entre les crêtes de trois montagnes.
Là, encore une fois, les trois sœurs, ne mirent pas beaucoup de temps pour le rattraper. Mais Juste sous leurs yeux, Tortue se faufila, prit le feu dans sa gueule et s'enfuit.
Mais la tortue était lente et l'une des sœurs ne mit pas longtemps à l'atteindre et la piqua à la queue.
- Aïe ! Aïe ! Aïe ! fit la tortue rentra aussitôt ses pattes et sa tête et se laissant rouler jusqu'au bas de la colline.
- Flump ! Flump ! Flump ! faisait sa carapace en roulant le long de la pente.
Les Sœurs-aux-Vestes-Jaunes s'affairaient déjà autour d'elle, lorsque la grenouille sauta de la rivière.
- Gulp ! fit-elle en avalant la braise - et elle replongea à nouveau dans la rivière.
Les trois sœurs prirent d'assaut la rivière, l'encerclèrent et coururent tout autour, une fois, deux fois, trois fois ; elle couraient si vite que la surface de l'eau en était toute agitée. Elles attendaient que la grenouille réapparaisse enfin - mais cette dernière, au fond de l'eau, retenait le feu et sa respiration.
Finalement, découragées - renonçant à la poursuite - les trois sœurs s'envolèrent et retournèrent au sommet de leur montagne du bout du monde.
Aussitôt qu'elles furent parties, la grenouille surgit de l'eau et pour pouvoir prendre sa respiration, recracha la braise brûlante qui atterrit dans les racines d'un saule, qui poussait sur la rive. L'arbre avala le feu et le Peuple des Animaux fut bien embêté.
Coyote alerté par les lamentations du Peuple des animaux, s'en vint et demanda :
- Que se passe-t-il ici ?
- Grand-Père, le saule a avalé le feu… peux-tu nous montrer comment le récupérer ?
- Bien sûr ! fit le très vieux et sage Coyote - qui connaît toutes choses en ce monde.
Il ramassa deux morceaux de saule, mit peu de mousse sèche sur l'un et avec l'autre frotta le premier à l'endroit où il avait déposé la mousse. Aussitôt le feu réapparut.
- Oooooh ! fit le Peuple des Animaux, émerveillé.

C'est depuis ce jour-là, où les êtres ont appris à faire du feu avec du bois, qu'ils peuvent se chauffer et cuisiner leur nourriture.
Et ainsi, la nuit quand revient la saison du froid, ils s'assoient tous en cercle autour du feu et écoutent les Anciens raconter les vieilles histoires…
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NAD
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Jeu 9 Aoû - 0:44

cheers Smile j adoreeeee gros bisous
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Jeu 9 Aoû - 20:37

NAD a écrit:
cheers Smile j adoreeeee gros bisous

t'inquiète !!! j'en ai encore plein dans ma besace !!!


Wink Wink Wink I love you I love you I love you lol! lol! lol! lol!
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NAD
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Jeu 9 Aoû - 22:18

trop cool j attends alors Wink I love you gros bisous
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Dim 12 Aoû - 22:43

NAD a écrit:
trop cool j attends alors Wink I love you gros bisous

et voilà !!! spécial pour toi !!!




Le pays des hommes



Trois Indiens vivaient dans une lointaine contrée. En ce lieu désolé, entre la Lune et le Soleil, il n'y avait rien, sinon de gros nuages.

Un soir les trois amis s'installèrent autour d'un feu afin de discuter d'un grave problème. Le plus grand des trois se nommait KA-NA-GA. Il déclara :

- Nous ne pouvons plus vivre en une telle contrée. Ici, il n'y a pas d'arbres, pas de rivières, pas de gibiers.

- Tu as raison, dit le plus petit des trois Indiens. Ce pays est réellement trop inhospitalier, le Soleil nous brûle la face pendant que la Lune nous gèle le dos.
- Et puis ajouta lE moyen, à marcher sur ces doux nuages, nos pieds se ramollissent. Bientôt, nous ne pourrons plus courir et nous ne vaudrons plus rien.
- Nous devons partir d'ici ! Décida KA-NA-GA. Suivez-moi, il doit bien y avoir un endroit plus agréable dans le vaste Monde.
Les trois compères furent vite d'accord. Le plus petit éteignit le feu avec des gouttes de rosée et le moyen dispersa les cendres à l'aide d'un cil de la Lune.

Mais au moment de partir le petit objecta :

- Tout cela est bien beau, comment allons nous voyager ?

Nous ne possédons ni chien, ni traîneau. Nous n'avons même pas de raquettes à nous mettre aux pieds pour nous déplacer sur la neige poudreuse de ces nuages.

Une Tortue passa.

- J'ai une idée ! Clama KA-NA-GA. Et il interpella la Tortue :

- Dis-moi grosse Tortue, toi qui ne cesses d'aller d'un bout à l'autre de l'Univers, sais-tu s'il existe une contrée moins désertique que celle-ci ?

La Tortue réfléchit toute une saison et dit :

- Il y a un millier de lunes, j'ai parcouru un Pays habité par des hommes. Il se trouve là-bas à l'Ouest. Cependant, je ne vous conseil pas d'y aller car c'est un endroit très dangereux.

- Crois-tu que nous ayons peur ? répliqua KA-NA-GA. Nous allons grimper sur ton dos et tu vas nous y mener.

La Tortue émit un si gros rire que le ciel trembla.

- Êtes-vous fous ? Cela est impossible ! C'est très loin, et je marche si lentement que vous seriez morts à moitié du chemin.

Et la Tortue s'éloigna de son pas tranquille.

Un Renard sortit d'entre deux lambeaux de brume.

- Ohé, Renard ! Appela KA-NA-GA. N'es-tu pas réputé pour courir très vite ?

- Si fait, répondit le Renard avec orgueil. Nul n'est plus rapide que moi à la course.

- Tant mieux. Nous allons utiliser tes compétences, dit KA-NA-GA. Tu vas nous conduire où vivent d'autres hommes. Et n'hésite pas à filer comme l'éclair, nous nous cramponnerons à ta fourrure.

Le Renard réfléchit à cette proposition le temps d'une saison. Puis il partit d'un rire si grinçant que deux nuages se fendirent et tombèrent en morceaux.

- Vous ne pourriez tenir dans cette position pendant tout le voyage. Ne savez-vous pas que je perds mes poils chaque automne ? Au moment de ma mue vous tomberiez dans le vide.

Et le Renard détala en se cachant derrière sa queue.

Un Aigle planait dans le ciel en chantant une berceuse. KA-NA-GA hurla dans sa direction :

- Ecoute-moi un instant frère Aigle. Viens un peu ici, nous avons à te parler.

Dans un énorme bruissement d'ailes, l'Aigle se posa devant les Indiens. Une si forte tempête s'éleva que les trois amis durent nouer leurs bras autour des pattes de l'Aigle pour ne pas s'envoler.

- Ne fais pas tant de vent, gentil Aigle, recommanda KA-NA-GA. Dis-nous plutôt si tu acceptes de nous transporter au Pays où habitent les hommes ?

L'Aigle tourna cette idée dans sa tête durant tout un hiver et l'été qui suivit. Puis, il déclara :

- A mon avis, vous êtes bien mieux ici. Toutefois, si vous désirez prendre le risque de pénétrer en ce Pays, je peux vous y mener. Agrippez-vous aux plumes de mon cou car mon vol est si puissant que vous pourriez glisser de mes ailes.

L'Aigle s'éleva dans les air set, plus rapidement qu'une flèche, fila vers l'Ouest. Un vent glacial sifflait aux oreilles des trois Braves.

Tout ce que l'Aigle survolait se changeait aussitôt en glace, car l'Aigle était en réalité le père de toutes les bourrasques.

Le voyage dura plus de siècles qu'il n'y a de doigts sur deux mains. Lorsque la Lune et le Soleil ne furent plus que de petites boules, pas plus grosses que les yeux d'une Taupe, une grande étendue verdoyante apparut sous la poitrine de l'Aigle. C'était un endroit magnifique.

Il y avait des arbres, des rivières et du gibier en abondance. Il y avait aussi des hommes ! Mais au lieu de s'abriter du Soleil sous les arbres, de se baigner dans les rivières et de chasser pour manger, ils se disputaient, se battaient et s'entretuaient.

- Je vous l'avais bien dit ! Remarqua l'Aigle. Rien n'est plus risqué que de côtoyer ces hommes.

Les Braves furent dépités de voir un si bel endroit aussi peu apprécié par des êtres qui n'en avaient pas conscience. L'Aigle battit des ailes afin de freiner son élan et se posa sur le sommet d'une montagne. Instantanément, il neigea et le pic se couvrit de glace. L'Aigle dit en riant :

- Cette montagne aura maintenant ses neiges éternelles. Elle est d'ailleurs bien plus belle avec des cheveux blancs.

Les Indiens furent de cet avis.

KA-NA-GA repèra une Belette blottie au fond de son trou.

- Holà, soeur Belette ! Pourquoi te caches-tu ainsi ? Aurais-tu peur de nous ?

- C'est vrai, j'ai peur, admit la Belette. Les hommes sont si mauvais que je dois vivre continuellement au fond d'un terrier.

Les trois Braves caressèrent le petit animal pour lui montrer leurs bonnes intentions et l'apprivoiser.

Lorsque la Belette fut totalement rassurée, KA-NA-GA l'interrogea :

- Toi, Belette, qui passe ton temps à observer les hommes de ton trou, dis-nous pourquoi ils sont aussi méchants ?

- Ce n'est pas de leur faute, répondit-elle. Jusqu'ici personne n'a jamais pris la peine de leur expliquer ce qu'est le bien et le mal. Ils ne possèdent aucune légende à laquelle se référer afin de vivre en communauté.

- Eh bien, je vais inventer des légendes pour ces hommes, décréta KA-NA-GA.
Il saisit un rayon de Soleil, en fit un Cercle et le suspendit à son cou à l'aide d'un lacet de cuir. Enfin il dit :

- Maintenant, tout ce qui aura la forme d'un Cercle sera Magique et Sacré. Il me suffira de toucher du doigt cette puissante médecine qui pend sur ma poitrine pour que je prenne n'importe quelle apparence et que je puisse me transporter en n'importe quel endroit. J'en aurai besoin, car il me faudra parcourir bien du chemin et changer de corps très souvent.

Puis il se tourna vers le petit :

- Toi, tu te peindras en noir, tu seras un mauvais génie. Chacun de vous deux exercera ses pouvoirs, car je crois qu'il faut laisser aux hommes la liberté de choisir entre le mal et le bien.

Cette faculté s'appellera " conscience "

Et KA-NA-GA toucha de son Cercle de lumière le bec de l'Aigle :

- Toi, l'Aigle, tu survoleras constamment cette Terre et enseigneras aux hommes de sages règles de conduite. Tu seras l'image vivante du Grand Esprit !

Chacun partit dans une différente direction.

Et c'est ainsi que KA-NA-GA parcourut le Monde en inventant des légendes dont les êtres humains avaient besoin.
Légende Iroquoise ( Seneca )
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NAD
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Dim 12 Aoû - 23:30

j adoreeeeeeeeeee, merciiiiiiiiiiiii, encoreeeeeeeeeeee I love you I love you I love you gros gros bisousssssssssssssssss
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Lun 13 Aoû - 12:40

NAD a écrit:
j adoreeeeeeeeeee, merciiiiiiiiiiiii, encoreeeeeeeeeeee I love you I love you I love you gros gros bisousssssssssssssssss


chouette ! ça fait plaisir Very Happy Very Happy Very Happy

gros bisous ma puce
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NAD
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MessageSujet: Re: contes et légendes amérindiens   Lun 13 Aoû - 14:28

y a en encore? Wink Very Happy gros bisoussssssssssssssssss
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